mardi 28 septembre 2010

Please, keep off the grass...














Une des photos prise à l'église St Pancras le 28 juillet 1968 à l'occasion de la fameuse séance photo connue sous le nom "Mad day out". Dommage qu'elle soit en basse résolution.

La mer qu'on voit danser...


1967 Park Bowler


Une image un peu désuette à la sortie de Sergent Pepper période psychédélique,
j'aime bien le contraste entre ces deux mondes.

samedi 25 septembre 2010

Abbey Road

 Abbey Road 1ère parution :
26 septembre 1969 !41 ans
déjà ! Abbey Road qui a failli
 s'appeler Mount Everest
puis Everest (ils avaient
envisagé de se faire
photographier au sommet),
 c'est le sursaut d'orgueil des
 Beatles après le bordel
intégral du Double blanc,
le fiasco de l'album Get back et des sessions Let it be.
Déconfits, ils décident de refaire un "bon disque", McCartney appelle
à la rescousse un George Martin surpris qui s'enquiert d'abord
de savoir s'il a l'aval de Lennon, lequel déjà en marge du groupe
avait signifié qu'il restait disponible.
Des séances avaient d'abord eu lieu aux studios Trident et Olympic, mais le gros oeuvre se fera en juillet/août aux studios Abbey Road d'EMI.

Geoff Emerick et George Martin à la console élaborent le futur mausolée des Beatles en huit pistes, un "prodige artisanal" : le son de basse, les guitares se répondant d'une baffle à l'autre, la grosse caisse de Ringo, les guitares d'Harrison filtrées par une cabine Leslie, se mélangeant à des sons de synthétiseur (moog). Le talent de George Martin fait merveille sur la face B en tissant un enchevêtrement de courtes séquences en un vertigineux medley (voulu et réalisé par Mac Cartney et contre lequel Lennon s'éleva avec force) véritable bouquet final de sons, d'idées et simulacre d'une cohésion retrouvée.

Lennon ne put participer aux premières séances à cause d'un accident de voiture, il fait installer un lit dans le studio 2 pour Yoko Ono convalescente qui peut communiquer avec un micro fixé au dessus de sa couche, laquelle ne se prive pas d'intervenir, suggérant à son époux de réenregistrer à sa place une prise que Mac Cartney écumant vient juste de réaliser. L'ambiance est lourde, le climat délétère, peu de chansons sont écrites à quatre mains par Lennon et Mac Cartney, la plupart des prises sont enregistrées séparément, squattant Abbey Road, les Beatles s'évitent et sont rarement plus de deux ou trois dans le même studio, Lennon caustique argumente sauvagement avec Mac Cartney, s'indigne que le groupe dépense tant de temps et d'argent à enregistrer "Maxwell silver hammer", Ringo claquera à nouveau la porte à cause de critiques assassines de Lennon concernant son jeu sur "Polythene pam", même George Martin tire la gueule, le flegmatique producteur sortira de ses gongs pour traiter Yoko Ono de salope et Harrison menacera de quitter le groupe parce qu'elle a englouti un de ses chocolats favoris. Ce même été, Brian Jones meurt noyé dans sa piscine.



Mac Cartney véritable maître d'oeuvre de l'édifice offre tout l'éventail de son talent prolixe allant de la mièvrerie au meilleur "Oh darling" et la face B, Harrison gagne ses galons de compositeur à part entière aux yeux de ses ainés embarrassés avec "Here comes the sun" et "Something" morceau sur lequel revanche suprême, il explique à Paul l'accompagnement à la basse, c'est le retour d'un Lennon dans une forme olympique, l'inspiration retrouvée, qui offre trois pépites à l'édifice d'autant plus appréciable qu'il est assez rare sur ce disque, quand à Ringo, il vocalise sur un jardin de poulpes.


Dans cette ambiance glaciale, le groupe retrouvera quelques moments magiques de cohésion, de complicité se souvient Geoff Emerick pour créer collectivement "Come together" sous la houlette de Lennon, à l'occasion de l'enregistrement de la partie vocale de "Because" qui leur donnera du fil à retordre, "The end" introduit par le premier et unique solo de Ringo, séance enthousiaste où Lennon délaissera brièvement son canard laqué pour se joindre à Mac Cartney et Harrison tous trois ravis de se livrer à un duel de guitares heavy-metal avec une envolée de coeurs aériens.


La célèbre photo de Iain Macmillan sur la pochette sujette à bien des interprétations funestes et rocambolesques ne montre malheureusement qu'une chose : les quatre Beatles tournant définitivement le dos aux studios Abbey Road.

jeudi 16 septembre 2010

Babylone



Toujours ce projet de temple, quartier général, bunker, repaire secret, tour de babel. Contrairement à ce que Brice Hortefeux pourrait en conclure, il ne s'agit d'un campement de Roms venus m'empoisonner le Taj Mahal, mais de nomades, pélerins, faux prophètes, marchands, trafiquants de rêves, prostituées, devins, aventuriers (ères), mercenaires, charlatans accourus de contrées lointaines et d'autres univers, attirés par l'or, sollicitant une audience, une faveur, venus faire allégence.

I-cône

mercredi 15 septembre 2010

Los Angeles 1974

La source de la plupart des photos des ex Beatles en 1974 était
Keith Moon, Harry Nillson et May Pang, Pattie Daley ex
petite amie de Jesse Ed Davies guitariste cherokee vient
d'exhumer d'un vieil album photo toute une série de polaroïds
défraichis ainsi que les textes manuscrits de la main de Lennon
d'un bon nombre de titres de "Walls and bridges".











Leïla

jeudi 9 septembre 2010

En mandarin dans le texte.

Une image que je dois à Gilbert Carsoux ex rédac, réincarné
 en réalisateur (et depuis ?), il revenait enchanté d'un voyage
 en Chine, juste avant les évènements tragiques de la place
 Tien An Men, le récit de son périple m'avait donné envie
 de dessiner un chinois mélange de Chine confucéenne
 et communiste, il a un côté vieux sage malicieux.

Donjon







Une autre version soumise par mes architectes, elle devrait ravir les amateurs de sports nautiques et résoudre ce dilemme : qu'est ce que je pourrais foutre d'un jet sky en plein désert ! Cela dit, cela ferait aussi un délicieux donjon avec cachots, oubliettes, salle de torture et touti quanti où je pourrais laisser croupir mon vizir, ce sont généralement des félons sans foi ni loi, aux noirs desseins, il y en a rarement un qui rattrape l'autre. Pour le filigrane, c'est pas trop mal là, plutôt sobre. Hein Christophe ?

P.S. J'ai trouvé une autre photo que je n'avais jamais vu des retrouvailles de Lennon et Mac Cartney en 1974 à Los Angeles, du coup ça flingue un peu la mise en page automatique de blogspot mais que faire ? Elle est dans le dossier Beatles.
P.S. j'ai résolu le problème de mise en page.

mardi 7 septembre 2010

Le bon vieux temps du rock'nd roll





C'était le bon vieux temps de l'aérographe, il y avait des maîtres absolus de la buse et de son bruyant compresseur comme Christopher Foss, il fallait callefeutrer le coin où on l'utilisait, ça tenait de l'épandage, on en respirait, on se mouchait bleu après mais c'était tendance, j'ai fini par revendre mon aéro à un assistant auquel je souhaite d'avoir réussi à s'en débarrasser. En cette époque de photoshoperie aigue, ça fait bizarre de revoir une image faîte "à l'aéro". Je sens que Christophe va encore pester contre mon filigrane.

jeudi 2 septembre 2010

Tour de Babel










Projet de temple, quartier général, bunker, repaire secret, lieu de culte, nid d'aigle, ça a l'air austère comme ça mais il ne faut pas s'y fier. Après tout, Diogène avait son tonneau, le concombre de Mandryka son cactus-blockhaus, Enki Bilal son bunker, Moebius idem dans le désert B, ce sera ma tour de Babel, mon phare d'Alexandrie, et sitôt construite, je me proclamerais maître du monde, après je verrais, instaurer une religion unique ? me proclamer dieu vivant ? pourquoi pas ! Une souscription sera ouverte pour l'édification de cet ouvrage voué à défier le temps, d'avance merci.

mercredi 1 septembre 2010